Accueil / International / La Chine a encerclé Taïwan avec des dizaines d’avions et navires de guerre lors d’un «exercice»

La Chine a encerclé Taïwan avec des dizaines d’avions et navires de guerre lors d’un «exercice»

La Chine a lancé de nouvelles grandes manœuvres militaires dans le détroit de Taïwan avec simulation de « frappes » et de « blocus ». Ces exercices quasi quotidiens surviennent quelques jours après une tournée en Asie du secrétaire américain à la Défense. Pourtant, il avait confirmé que Washington assurerait la « dissuasion » dans la zone.

Pékin a organisé pour la deuxième journée consécutive des exercices militaires autour de Taïwan. Le ministère taïwanais de la Défense dit avoir détecté 27 avions chinois, 21 navires de guerre et 10 bateaux de garde-côtes entre 22h08 TU (0h08 heure de Paris) et 5h30 TU (7h30 heure de Paris). Cette présence massive de navires de guerre, en une seule journée, est la plus importante depuis près d’un an.

La Chine a déclaré que « tous les objectifs prévus dans le cadre des exercices conjoints menés les 1er et 2 avril ont été atteints », a annoncé Shi Yi, porte-parole porte-parole du Commandement du théâtre oriental de l’armée chinoise, dans un communiqué. Sous le nom de code « Tonnerre dans le détroit – 2025A », l’opération visait à éprouver les capacités des troupes chinoises en matière de « contrôle des zones » et de « blocus » de Taïwan. Les manœuvres de ce 2 avril comprennent des « exercices de tir réel à longue portée » et des simulations de « frappes sur des ports et des infrastructures énergétiques clés » de Taïwan, a précisé le porte-parole chinois.

Pékin a déployé à cette fin son porte-avions Shandong, selon l’armée.

Pour Pékin, il s’agit d’une « punition » : « Tant que les provocations liées à l’indépendance de Taïwan continuent, les punitions anti-indépendance ne s’arrêteront pas », a déclaré le porte parle du ministère des Affaires étrangères chinois Guo Jiakun, lors d’une conférence de presse.

Ces exercices n’avaient pas été annoncés après ceux du mardi 1er avril. Ils surviennent quelques jours après une tournée en Asie du ministre américain de la Défense Pete Hegseth, qui a affirmé que Washington assurerait la « dissuasion » dans le détroit de Taïwan.

Tests du « soutien » de Trump

Le détroit de Taïwan, zone de passage clé pour le transport maritime mondial, est un point de tension majeur entre grandes puissances, Chine et États-Unis en tête.

Washington est le principal fournisseur d’armes de Taipei depuis des décennies, mais entretient une « ambiguïté stratégique » quant à son éventuelle intervention militaire en cas d’attaque de Pékin. La diplomatie américaine a condamné ces opérations et dénoncé « des activités militaires et une rhétorique agressives de la Chine » qui « exacerbent les tensions et mettent en danger la sécurité régionale et la prospérité du monde ».

La veille, Pékin avait mobilisé des forces terrestres, navales et aériennes aux alentours de l’île, entraînant l’envoi d’avions et de navires par Taipei et le déploiement de ses systèmes de missiles. L’Union européenne a pour sa part mis en garde contre « toute action susceptible d’aggraver les tensions ».

Ces exercices constituent « une série de tests de résistance » pour évaluer la force du soutien de Washington à Taïwan et d’autres alliés dans la région, estime Wen-Ti Sung, analyste au centre de réflexion américain Atlantic Council. « La Chine crée occasion sur occasion pour que le gouvernement (du président américain Donald) Trump montre publiquement à quel point son soutien (…) est plus faible ou conditionné que ces dernières années », juge M. Sung.

 

Avec AFP

A propos guiquo-admin

Check Also

France: Marine Le Pen et huit eurodéputés reconnus coupables de détournement de fonds publics

Marine Le Pen arrive avec son avocat Rodolphe Bosselut au palais de justice de Paris …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *