La formation a été dispensée dans le cadre d’une collaboration avec le ministère (guinéen) des Mines et de la géologie (MMG) et le Réseau des journalistes économistes de Guinée (REJEG). Elle a été conçue pour
- « renforcer les connaissances des participants sur la chaine de décision de l’industrie minière, c’est-à-dire, de la décision d’extraire au partage des revenus »,
- « permettre aux journalistes de cerner les enjeux politiques, économiques, opérationnels, sociaux et environnementaux liés au développement et la mise en œuvre d’un projet minier » et
- « outiller les journalistes de techniques et compétences nécessaires à identifier et analyser les failles dans la chaîne de collecte des recettes fiscales issues du secteur minier », a indiqué le MMG.
La formation a permis d’outiller les participants en connaissances essentielles afin qu’ils puissent « mieux mener » leur travail lors de leurs enquêtes journalistiques, a indiqué un représentant du projet GRSE.
La Guinée dispose d’un potentiel minier riche et varié (bauxite, fer, or, diamant, nickel, calcaire, uranium, manganèse, graphite, etc.). Selon l’Institut de gouvernance des ressources naturelles (NRGI, en anglais), « la gouvernance du secteur minier guinéen fait face à de nombreux défis, l’un des plus importants étant la corruption qui émaille la chaine de valeur de l’exploitation minière ».
D’après cette organisation, « la complexité et l’opacité qui entourent ce secteur rendent la lutte contre la corruption et l’amélioration de la transparence particulièrement ardues ». Pour y remédier, le NRGI a recommandé, entre autres, de « promouvoir la transparence des agences gouvernementales grâce à l’action concertée des médias et des organisations de la société civile (OSC) ».
Avec dpa-news