Extrêmement vulnérables aux effets du changement climatique, les pays africains manquent souvent de capacités, d’approches et d’outils pour une plus grande résilience et une meilleure adaptation.
L’Allemagne met en œuvre actuellement au Bénin et au Congo les deux premiers paquets nationaux d’un projet régional visant à améliorer les capacités de quatre pays africains en matière d’adaptation au changement climatique. Couvrant la période entre 2023 et 2027, ce projet intitulé « Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique centrale et de l’Ouest » (PACO) concerne également la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Il est financé à hauteur de 19,6 millions d’euros par l’Initiative Internationale pour le Climat (IKI, en acronyme allemand) qui fait partie des engagements financiers internationaux du gouvernement fédéral allemand en matière de climat.
Extrêmement vulnérables aux effets du changement climatique (longues sècheresses, inondations, etc.), les pays d’Afrique occidentale et centrale manquent souvent de capacités, d’approches et d’outils pour une plus grande résilience et une meilleure adaptation. Pour contribuer à remédier à cette situation, le projet PACO renforcera les capacités des institutions gouvernementales, de la société civile, des municipalités et des petites et moyennes entreprises (PME) à mettre en œuvre des projets à petite échelle répondant à des besoins d’adaptation spécifiques, indique l’IKI. En outre, il prévoit de renforcer les compétences organisationnelles et institutionnelles des commissions climatiques régionales du Sahel et du bassin du Congo : le « Fonds Bleu pour le Bassin du Congo » et la « Commission Climat pour la Région Sahel » (CCRS).
Promouvoir le dialogue Sud-Sud
L’objectif est que ces commissions transfèrent vers les quatre pays concernés par le projet PACO les meilleures pratiques et approches de résilience et d’adaptation climatiques ayant fait preuve d’efficacité dans d’autres États membres de deux organisations. Dans ce cadre, des financements nationaux et internationaux peuvent être mobilisés pour permettre aux parties prenantes du projet de mettre en œuvre ces pratiques et approches à l’échelle de chaque pays d’intervention. Il s’agit de promouvoir ainsi le dialogue Sud-Sud et l’apprentissage mutuel.
L’IKI est exécutée par le ministère fédéral allemand de l’Économie et de la protection du Climat (BMWK) en étroite coopération avec le ministère fédéral de l’Environnement, de la protection de la nature, de la sûreté nucléaire et de la protection des consommateurs (BMUV) et le ministère fédéral des Affaires étrangères (AA). Elle finance la protection du climat et le maintien de la biodiversité dans les pays émergents et en développement et dans les pays en transition.
Ses travaux s’inscrivent dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de la Convention sur la diversité biologique (CDB), adoptées au Sommet de la Terre de Rio, en 1992. Entre 2008 et 2022, l’IKI a approuvé plus de 950 projets en faveur du climat et de la biodiversité moyennant un financement total à hauteur de cinq milliards d’euros.
Avec dpa-news